Marketing

EMV : définition et importance

Un chiffre s’invite de plus en plus dans les rapports marketing : la valeur monétaire attribuée aux mentions spontanées d’une marque. Une ligne, souvent reléguée en annexe, influence pourtant la répartition des budgets publicitaires et la stratégie d’influence.

Certains acteurs s’appuient exclusivement sur cet indicateur pour justifier leurs partenariats, tandis que d’autres peinent à s’accorder sur sa méthode de calcul. Pourtant, son utilisation remodèle la manière dont les performances sont évaluées dans l’écosystème digital.

EMV : comprendre la valeur média gagnée et son rôle dans le marketing moderne

Derrière le sigle EMV, il y a bien plus qu’une norme technique. À l’origine, EMV désigne Europay, Visa, Mastercard, mais aujourd’hui, impossible de passer à côté de la carte à puce EMV dans le paysage des paiements électroniques. Cette avancée a transformé la façon dont la sécurité des transactions est envisagée : la bande magnétique, autrefois vulnérable, laisse place à la puce informatique, qui génère pour chaque paiement un code unique. Résultat : copier une carte, c’est devenu presque illusoire.

L’organisme EMVCo orchestre les évolutions de la norme, réunissant autour de la table Mastercard, Visa, American Express, Discover, JCB et UnionPay. Aujourd’hui, 86 % des paiements par carte à travers le monde font appel à cette technologie. Deux modes restent en vigueur : puce et code PIN ou puce et signature. Le choix varie selon le pays, mais partout, c’est le lecteur EMV qui s’impose, que le paiement soit effectué par insertion, contactless ou glissade de carte. Même si la bande magnétique s’accroche parfois encore, elle ne joue plus qu’un rôle secondaire.

L’adoption d’EMV n’est pas qu’un changement de matériel : c’est toute la filière qui s’ajuste. Les commerçants doivent s’équiper sous peine d’assumer les conséquences d’une fraude. Côté client, la promesse est claire : une expérience de paiement plus rassurante. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : aux États-Unis, la généralisation de la norme depuis 2015 a permis, selon Visa, de diviser par quatre la fraude en trois ans. Difficile de faire plus concret.

Les terminaux de paiement comme le Stripe Reader M2 incarnent cette transformation. Ils acceptent la puce, le sans contact (CCP), et même le passage classique. Mais l’intérêt d’EMV dépasse la sécurisation. La media value de cette technologie, c’est aussi la restauration de la confiance : celle des entreprises, des consommateurs, et de tous les acteurs de la chaîne de paiement.

Pourquoi l’Earned Media Value change la donne face aux autres indicateurs de performance

Le earned media value a rebattu les cartes dans l’évaluation des campagnes marketing. Là où le paid media comptabilise uniquement les euros investis et les résultats attendus, la media value earned met en lumière la valeur créée par la couverture médiatique gratuite : des clients qui relaient, des contenus qui circulent, une marque qui s’invite dans les discussions et s’ancre dans les esprits. On ne mesure plus seulement le ROI immédiat, mais la profondeur de l’impact, la qualité du bouche-à-oreille digital.

Les marques cherchent désormais à sortir de la dictature du CPM ou du nombre d’impressions. Avec l’EMV, c’est la force de conviction, la capacité à générer de l’engagement, qui passe au premier plan. Être vu ne suffit plus : il s’agit d’être relayé, repris, discuté. À chaque avis spontané, chaque mention relayée par une voix influente, la notoriété s’amplifie, et la conversion suit souvent.

Pour mieux cerner les différentes approches des performances, voici les principaux indicateurs à comparer :

  • EMV : évalue la visibilité gagnée sans achat d’espace publicitaire, en tenant compte de l’impact organique.
  • Paid media : traduit l’investissement financier en exposition, mais laisse de côté l’engagement naturel.
  • Indicateurs classiques (CPM, reach) : mesurent le volume brut, mais peinent à refléter la qualité réelle de l’audience ou l’effet viral.

L’indice Ayzenberg s’est imposé comme référence dans le calcul de l’EMV sur les réseaux sociaux. Cette évolution montre bien que la performance ne se limite plus à la visibilité achetée, mais qu’elle se construit sur la capacité à susciter l’adhésion, à se faire une place dans le flot continu d’informations. Les équipes marketing ajustent leurs stratégies et modifient en profondeur la gestion de leurs campagnes.

Jeune femme payant au café avec carte sans contact

Calcul de l’EMV : méthodes concrètes et exemples pour intégrer cet indicateur à votre stratégie

Le calcul de l’earned media value consiste à estimer, en équivalent publicitaire, ce qu’aurait coûté la visibilité obtenue gratuitement grâce à l’engagement ou aux partages sur les réseaux sociaux. Imaginez une publication qui totalise 20 000 impressions sur Instagram. En multipliant ce chiffre par le CPM moyen observé pour un achat média similaire sur la plateforme, on obtient la valeur média gagnée : si le CPM atteint 8 €, le contenu génère 160 € de visibilité gratuite.

Selon les supports et les objectifs, les méthodes d’évaluation diffèrent. Sur un blog, on se base sur la fréquentation et le prix habituel d’un article sponsorisé ; sur YouTube, sur le coût moyen d’une collaboration avec un créateur de contenu équivalent. Certains annonceurs affinent encore le calcul en appliquant un coefficient selon la qualité de l’engagement : partages, clics, commentaires, tout compte.

Pour illustrer ces différentes méthodes, voici quelques exemples concrets :

  • Instagram : nombre d’impressions multiplié par le CPM moyen de la plateforme.
  • Blog : audience multipliée par le tarif généralement pratiqué pour une publication sponsorisée.
  • YouTube : nombre de vues multiplié par le coût moyen d’une intégration selon la taille du créateur.

Intégrer l’EMV dans sa stratégie marketing, c’est opter pour un pilotage continu de la valeur organique générée, en complément de la logique de ROI classique. Repérez les contenus qui génèrent le plus de visibilité spontanée : adaptez, si besoin, la répartition de vos budgets. Cette dynamique, calquée sur la réalité de l’engagement, permet d’ajuster plus finement les campagnes au fil du temps.

Dans la jungle du marketing digital, l’EMV trace une nouvelle voie : celle où la valeur ne se décrète pas, elle se gagne. Reste à savoir qui, demain, saura capter ces conversations pour ne plus jamais passer à côté du vrai levier de performance.